Surface tactile
Écran capacitif de 4,3 pouces, 800 × 480 pixels, affichant un graphe limité à 32 nœuds.
Projet A.L.I / étude de réalisation
Dessiner localement. Composer par région. Signaler comme une planète.
Prototype en conception - 2026
L’objet
Glyph Node est un petit objet connecté doté d’un écran tactile capacitif. Un participant dessine un graphe composé de points et de liens, déclare le type de lumière volontaire reliée à l’objet, puis place son dessin dans une pile régionale.
Chaque nuit, lorsque l’obscurité astronomique atteint la région, les nœuds s’accordent sur un dessin éligible. Chaque objet ne traduit que son fragment en partition lumineuse locale. Aucun serveur central ne peut activer seul l’œuvre et aucun nœud ne peut commander un équipement qui n’a pas été explicitement inscrit.
Glyph Node / G-01
La première version utilise volontairement des composants disponibles. Une carte électronique sur mesure ne devient utile qu’après validation du protocole régional.
Écran capacitif de 4,3 pouces, 800 × 480 pixels, affichant un graphe limité à 32 nœuds.
Raspberry Pi Zero 2 W pour les prototypes, puis Compute Module ou carte Linux basse consommation équivalente.
Une clé propre à l’objet, conservée dans un composant sécurisé, signe dessins, états de préparation et reçus d’exécution.
Wi-Fi et Ethernet, Bluetooth réservé à l’installation, horloge locale corrigée par plusieurs sources de temps indépendantes.
SQLite chiffré conserve le profil du nœud, les dessins, le journal pair-à-pair et les dernières partitions exécutables.
Adaptateurs locaux pour éclairages Matter, rubans WLED et installations professionnelles DMX / Art-Net.
Architecture logique
Le pair-à-pair pur reste fragile derrière les routeurs domestiques. La solution praticable est un maillage hybride : connexions directes dès que possible, plusieurs relais communautaires pour la découverte, et un index public en lecture pour la carte et les archives.
Un identifiant pseudonyme, une cellule géographique H3 approximative, le fuseau, les types de lumière disponibles, l’écart maximal de luminosité, les limites d’accessibilité, la période de consentement et le dernier signal de présence.
L’adresse exacte, les accès Wi-Fi, les noms des appareils locaux, les clés privées et les points de commande restent dans l’objet.
La pile de dessins et les disponibilités peuvent fusionner après une coupure sans qu’une base centrale décide quelle copie est la bonne.
Format du dessin
Le participant pose des points et les relie. Les coordonnées sont normalisées entre zéro et un : le même dessin peut être traduit sur six lampes, une façade, un ruban LED ou plusieurs centaines de nœuds régionaux.
Le fichier contient géométrie, ordre, temporalité et contraintes. Il ne contient aucune commande adressée à une lampe précise. La traduction lumineuse est produite localement après validation.
{
"protocol": "pgp/1",
"glyph": "sha256:…",
"region": "h3:8a1…",
"nodes": [[.12,.40],[.48,.18],[.81,.62]],
"edges": [[0,1],[1,2],[2,0]],
"tempo": 0.20,
"max_delta": 0.15,
"expires": "2026-09-01T23:00:00Z"
}
Cycle nocturne
Un dessin signé entre dans la pile régionale. Son auteur peut le retirer jusqu’au verrouillage quotidien.
La date, la région et le reçu de l’activation précédente forment une graine publique. Chaque nœud obtient indépendamment le même dessin éligible.
Le graphe est réparti selon la géographie et les capacités. Les zones sombres comptent comme intervalles intentionnels, pas comme pixels manquants.
Chaque objet prévisualise son fragment et vérifie l’heure, la luminosité, les limites environnementales et l’arrêt physique.
Après le crépuscule astronomique, trois séquences lentes sont jouées pendant cinq minutes au maximum, avec fondus et sans effet stroboscopique.
Les lumières retrouvent leur état antérieur. Les nœuds publient leurs reçus signés ; les observatoires conservent les mesures optiques et radio.
PGP/1
Chaque événement est compact, signé, daté, haché et limité dans le temps. Le protocole transporte intentions et preuves, jamais des commandes de contrôle à distance sans limites.
REGISTERNœud pseudonyme et région approximative.
CAPABILITYType de lumière et limites locales strictes.
GLYPH_COMMITEmpreinte d’un dessin avant sa révélation.
GLYPH_REVEALGéométrie et temporalité du graphe.
SCORE_LOCKPartition sélectionnée de façon déterministe.
READYContrôles locaux validés ; participation encore révocable.
PLAYHorodatage, et non commande lumineuse brute.
RECEIPT / ABORTPreuve d’exécution ou refus documenté.
Contraintes non négociables
Participation volontaire uniquement. Aucun balayage, aucune collecte d’identifiants, aucun contrôle non autorisé d’objets connectés.
Exclusion critique. Les éclairages routiers, ferroviaires, aériens, maritimes, médicaux, de secours et de sécurité ne peuvent jamais être inscrits.
Garde-fou écologique. Une région annule l’activation en cas d’alerte migratoire, de reproduction sensible, de météo défavorable ou de restriction locale.
Aucun stroboscope. Fondus lents uniquement, écart de luminosité plafonné à 15 %, durée limitée à cinq minutes et prévisualisation accessible avant consentement.
Arrêt physique. Une commande locale prime toujours sur le réseau et restaure l’état lumineux précédent.
Faisabilité
L’objet et un réseau local de dix nœuds sont réalisables avec des composants existants. La cohérence visuelle à grande échelle est plus difficile : elle dépend de la densité de participation, des points d’observation et des autorisations environnementales, pas seulement du logiciel.
Ordre de grandeur du prototype : 150 à 300 € par objet avec des composants disponibles, hors conception et développement. Le premier pilote public crédible relève surtout du logiciel, de la médiation et des autorisations, davantage que du matériel.

Projection à long terme
Un satellite proche pourrait recomposer le graphe régional. Un observateur lointain ne pourrait pas le résoudre comme un dessin. À distance interstellaire, seule une variation globale répétée ou un spectre artificiel pourrait devenir technosignature. Le projet maintient ces deux échelles séparées.
Socle technique